Les Échos annoncent en exclusivité la décision du Président de la République et du gouvernement d'engager la construction d'une second réacteur nucléaire E.P.R.:
La décision est prise. A l'occasion, demain, de sa visite au Creusot (Saône-et-Loire), Nicolas Sarkozy devrait annoncer la construction d'un deuxième réacteur nucléaire de type EPR sur le territoire français. A ce stade, ni l'implantation, ni la date de démarrage de la future centrale n'ont été arrêtées. Mais selon plusieurs sources, la mise en service du nouveau réacteur pourrait intervenir aux environs de 2017. Soit cinq ans après celle du tout premier EPR français, sur le site de Flamanville (Manche). Reste à savoir à qui sera confiée l'exploitation de la future centrale. Pour beaucoup, il n'est pas concevable qu'un autre opérateur qu'EDF s'implique dans ce type de projet. Mais à plusieurs reprises, le groupe Suez a fait savoir qu'il était lui aussi prêt à investir dans le nucléaire français.
L'annonce du chef de l'Etat sera faite lors de sa visite sur un site d'ArcelorMittal, au Creusot, produisant précisément des pièces destinées aux réacteurs EPR. En présence de la présidente d'Areva, Anne Lauvergeon, Nicolas Sarkozy y prononcera un discours sur la politique énergétique française. Voilà quelques semaines, le Premier ministre, François Fillon, avait indiqué que le gouvernement réfléchissait au lancement d'une nouvelle centrale, considérant que le nucléaire constituait "une bonne réponse" à l'énergie chère.
Au-delà de la décision de privilégier encore l'énergie nucléaire, ce qui est à quelques égards défendable à moyen terme, je m'arrête sur la suggestion faite dans cet article au sujet de l'intérêt du groupe Suez pour mener ce projet de second réacteur de type E.P.R.. Déjà en février 2007, Suez ambitionnait de prendre en charge un projet similaire dans la Drôme, à Tricastin, lieu où le groupe dispose déjà de capacités dans des installations nucléaires.
Je prends donc un pari dès aujourd'hui: Nicolas Sarkozy annoncera demain le lancement d'un projet de second réacteur nucléaire de type E.P.R. et que Suez en sera le principal investisseur, plutôt qu'E.D.F.. Je mettrais même une grosse piécette sur le site de Tricastin.
L'enjeu de ce pari? Un brin d'auto-satisfaction si je gagne, une lettre à Nicolas Sarkozy, publiée sur ce blog, pour m'excuser ouvertement de l'accuser systématiquement de privilégier ses amis plutôt que les entreprises publiques françaises.
Aurélien