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lundi 16 février 2009

Faces à faces

Trois faces à faces ont retenu mon attention aujourd'hui:


Le comble de la furtivité
Depuis des années les puissances nucléaires de ce monde se livrent une bataille navale sous-marine. C'est à qui aura le sous-marin nucléaire le plus furtif, à qui pourra patrouiller les océans en long, en large et en travers sans se faire repérer. À ce jeu là, la France et la Grande-Bretagne excellent, notamment depuis le lancement de la dernière génération de sous-marins. Ces derniers ont atteint un niveau de discrétion si impressionnant... qu'ils peuvent entrer accidentellement en collision frontale.
C'est ce qui s'est passé au début du mois entre le Triomphant français et son homologue britannique HMS-Vangard. Un accident rarissime et heureusement sans grande conséquence: quelques bosses sur la coque côté anglais, un sonar endommagé côté français. Au pire, il est envisageable que l'une des deux puissances, ou les deux, soit en mesure de déterminer la signature acoustique de l'autre, ce qui serait sans doute très mal vu par les états-majors même si, heureusement, il s'agit d'alliés.
Mais ce n'est rien comparé aux vies qui étaient à risque, à une éventuelle fuite radioactive, à la possible perte de têtes nucléaires... le pire a été évité.




La rupture d'après

On ne sait pas s'ils pourront nous éviter le pire. On ne peut pas dire non plus qu'ils soient véritablement furtifs, encore moins alliés. Il n'y a pas de risque nucléaire mais ce face à face pourrait faire de gros dégâts. Demain, Xavier Bertrand, Secrétaire Général de l'UMP, retrouve son siège de député à l'Assemblée Nationale, où le groupe UMP est présidé par Jean-François Copé. Les deux aspirants désignés à la succession de Nicolas Sarkozy - à la tête de la droite française et si possible au-delà... - se retrouvent donc sur le même terrain.
Ils ne cachent pas la détestation qu'ils éprouvent l'un pour l'autre, mais se disent capables de mettre leurs ambitions de côté avant les présidentielles de 2012, sinon 2017. À respectivement 38% et 34% d'opinions favorables selon le baromètre Ipsos de janvier 2009, Xavier Bertrand et Jean-François Copé amorceront demain un long duel, à rendre jaloux les éléphants du PS, qui sera politiquement mortel pour au moins l'un des deux.
En attendant, ils placent leurs pions et à ce petit jeu il semble que ce soit Jean-François Copé qui ait l'avantage en "cultivant sa proximité", selon l'expression du Figaro, avec Brice Hortefeux, l'ami du Président et détenteur des clés pour les investitures UMP aux élections. De plus le destin de Xavier Bertrand semble définitivement lié à celui de Nicolas Sarkozy, quand Jean-François Copé peut encore se présenter comme une alternative au Sarkozisme... s'il arrive à vendre l'idée de rompre avec la rupture.


Le scénariste

Voici l'un des nombreux surnoms que l'on pourrait donner à Nicolas Sarkozy tant il semble constamment mettre en scène son propre personnage comme ses partenaires et figurants. Pour le coup il est aussi producteur, réalisateur et distributeur, sans oublier, bien sûr, qu'il tient le premier rôle.
Pour la sortie ce mercredi de son dernier long métrage, traitant d'un véritable affrontement politique sur fond de crise sociale, il a tout misé sur le montage. Il a défini l'enchaînement des scènes, en a coupé certaines, et pré-déterminé les réactions de tous les protagonistes. Comme dans tous ses films, le Président assure lui-même toutes ses cascades. Le dialogue (social) est grossier et figé, mais on l'oublit grâce, paraît-il, à un dénouement inattendu qui "surprendra tout le monde".
Reste à connaître le titre de l'œuvre et bien sûr l'accueil que lui réserveront la presse et les spectateurs...



Aurélien
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mardi 13 janvier 2009

Copé - La rechute

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Jean-François Copé aurait arrêté la langue de bois, comme ça, parce qu'il l'a voulu, comme on décide d'arrêter de fumer. Parfois la volonté suffit, parfois il faut un substitut. Et dans son cas, tout semble indiquer qu'il compense par la démagogie... chacun son patch, mais promis, la langue de bois c'est fini.
Alors que la réforme de l'audiovisuel publique est débattue au Sénat - ce qui ne l'empêche d'être déjà partiellement en application - les sénateurs centristes osent mettre des bâtons dans les roues du président des députés UMP. Particulièrement inquiets quant au financement de ce service publique, le groupe présidé par Michel Mercier (faudrait penser à actualiser la photo cher Michel...) souhaiterait remplacer la future taxe sur les fournisseurs d'accès Internet par une augmentation de la redevance télé.



Pour Jean-François Copé, c'est inenvisageable. Et celui que beaucoup présentent comme le futur traître à droite - et donc présidentiable... - avance pour cela deux arguments de poids qu'un entretien accordé au Point nous permet d'admirer:


1 - Deux euros c'est trop: Même 2 euros. Si on lâche sur ce point, c'est fini. Après, on nous dira : pourquoi pas 10 euros, c'est-à-dire, x centimes par jour ? Et puis pourquoi pas 15 euros, soit 1,25 euro par mois ? C'est rien, 15 euros pour une belle télé publique...

Merci, Monsieur Copé, de penser à notre pouvoir d'achat. On aurait aimé vous entendre aussi opposé à une telle idée d'augmenter nos impôts quand Roselyne Bachelot, lançant la franchise médicale, se demandait ouvertement qui ne pouvait pas se permettre de payer 4 euros par mois. On ose espérer maintenant que la taxe sur les FAI ne sera pas répercutée sur nos factures. Et bien sûr on attend votre position toute aussi intransigeante sur l'extension de la redevance aux gens qui regardent la télévision sur leurs ordinateurs...


2 - Ce n'est pas ce qui a été prévu: Nous avons mis au point un dispositif complet et dynamique de financement de l'audiovisuel public précisément pour éviter d'augmenter la redevance audiovisuelle, l'impôt le plus impopulaire. Je ne vois pas ce qui pourrait justifier ce changement de pied de dernière minute pour complaire à tel ou tel sénateur centriste.

Quel sens du débat parlementaire et d'esprit constructif de la part du père du concept de coproduction législative. Céder aux demandes d'autres parlementaires, même issus d'un parti proche, ce n'est pas de l'ouverture d'esprit, c'est faire preuve de complaisance. On comprend mieux sa position sur la future limitation du droit d'amendement et son lobbying intense contre l'obstruction parlementaire.

À la fin de l'entretien on mesure d'ailleurs tout le respect que Jean-François Copé porte aux parlementaires centristes, pourtant assimilables et assimilés jusqu'ici à la majorité: Les sénateurs centristes nous prennent vraiment pour des bleus. On a déjà été très gentils d'endurer, pendant quatre semaines à l'Assemblée Nationale, les affres du député centriste Jean Dionis du Séjour. Et je me suis gardé de faire une seule remarque désagréable à son sujet...

Voyez sa souffrance, mesurez sa résilience, admirez son indulgence! Les affres de Jean Dionis du Séjour? Voici un extrait des interventions du 8 décembre dernier par ce député centriste, exemplaire de sérieux et courage lors des débats à l'Assemblée Nationale. Je sais que c'est un peu long mais j'en recommande vivement la lecture et la comparaison aux propos de Jean-François Copé:

En soi, la suppression de la publicité sur les chaînes de télévision publiques n’est pas une mauvaise idée ; les centristes l’ont même défendue. J’ai retrouvé, avec une certaine émotion, le programme de la campagne présidentielle de François Bayrou en 2002 : nous y soutenions cette suppression sous la condition explicite qu’elle soit financée par une hausse de la redevance. Je tiens ce programme à la disposition de ceux qui le souhaitent.

Tout dérape en mai 2008, lorsque M. Sarkozy annonce, au beau milieu des travaux de la commission Copé, qu’il exclut toute augmentation de la redevance. C’est à notre sens la première rupture. C’est à partir de là que la commission Copé, qui jusque là avait très bien travaillé, a vu son fonctionnement profondément déstabilisé – notamment par le départ de nos collègues socialistes – et la pertinence de ses propositions remise en cause. C’est alors que commence le désormais fameux concours Lépine de la meilleure taxe destinée à compenser la perte des recettes publicitaires.

Cette première rupture marque le début de l’opposition des centristes à la suppression de la publicité. En leur nom, je rends alors officiel notre désaccord, dans une contribution qui constitue l’annexe 8 du rapport Copé.

La seconde rupture, qui invalide de manière décisive le choix de supprimer la publicité dès 2009, est la crise économique qui secoue notre pays.

Au moment de l’annonce de la suppression de la publicité, la conjoncture économique ne laissait pas présager une crise d’une telle ampleur. Mais aujourd’hui, la crise est là, et sans doute pour deux ans ! Le déficit public devait être de quarante-deux milliards ; nous terminerons sans doute l’année à cinquante-deux milliards ! Madame la ministre de la culture et de la communication, persévérer serait commettre une erreur de calendrier majeure.

Je veux ici m’adresser tout particulièrement à mes amis de la majorité présidentielle. Qu’avons-nous fait de nos convictions en matière de fiscalité et de finances publiques ?

Pensons-nous vraiment que le moment est venu de supprimer 800 millions d’euros de recettes privées pour les remplacer par deux prélèvements obligatoires supplémentaires ? Franchement, nous n’avons pas été élus pour cela !

Moi qui ai mené à peu près les mêmes combats électoraux que vous, je vous renvoie aux sages propos tenus par Édouard Balladur ou Gilles Carrez, estimant que cette réforme n’est ni urgente ni prioritaire, ou encore hier matin par Jean-Pierre Raffarin, affirmant que cette loi n’était vraiment pas la priorité des priorités.

Ne prenons pas le risque de déstabiliser notre service public audiovisuel pour une réforme qui n’a rien d’urgent. Combien de personnes sont venues dans vos permanences pour vous demander la suppression de la publicité ?

Aucune ! À supposer qu’il faille maintenir ces deux impôts, 800 millions d’euros d’argent public représentent ce qu’il faudrait à l’hôpital public pour qu’il soit à l’équilibre. N’y a-t-il rien à faire de mieux, de plus urgent, en pleine crise, que de supprimer la publicité sur les chaînes du service public ?

À l’image de Marie-Antoinette jouant la bergère au Trianon en 1788,... je ne voudrais pas que, dans quelques années, on parle de l’année 2008 en disant que pendant que les problèmes s’accumulaient, l'Assemblée nationale affectait des deniers publics à cette grande cause nationale qu’est la suppression de la publicité sur l’audiovisuel public !

Je voudrais aussi tordre le cou à une idée fausse : certains pensent en effet qu’il est trop tard, que la réforme est déjà engagée à France Télévisions. C’est faux ! La régie publicitaire de France Télévisions est encore en place ; elle s’est fixé un objectif de 200 millions d’euros et elle peut remonter en puissance très rapidement.

De surcroît, le découpage prévu pour la suppression de la publicité est, à notre avis, ni fait ni à faire. Les chaînes privées n’auront aucune concurrence de vingt heures à six heures, tandis que celle-ci sera exacerbée pendant le reste du temps. Les effets nocifs de ce découpage se font déjà sentir sur la disparition de la reprise des titres nationaux sur France 3.

Mes chers collègues, je vous demande très solennellement de ne pas commettre cette erreur de calendrier. Une autre stratégie est possible : elle comporte trois volets. Tout d’abord, la partie du texte relative à la transformation de France Télévisions en entreprise unique serait immédiatement appliquée. Ensuite, le début de la suppression progressive de la publicité serait reportée au 1er janvier 2012 – c’est ce que demandent MM. Balladur, Carrez et bien d’autres. Enfin, la disparition progressive de la publicité de 2012 à 2016 serait financée par une hausse progressive et raisonnable de la redevance de dix euros par an.

Je sais bien l’exaspération qu’ont pu engendrer chez certains d’entre vous deux semaines d’obstruction de l’opposition. Mais nous sommes maintenant au cœur du texte. Chacun d’entre nous est placé devant ses responsabilités. Le Parlement sortira grandi de cette épreuve s’il sait faire le tri, dans cette loi, entre ce qui est urgent et ce qui ne l’est pas, entre ce qui est pertinent et ce qui est un véritable contresens.


Voilà ce que Jean-François Copé considère comme des affres... Je ne vois ni effroi ni angoisse dans le raisonnement de Jean Dionis du Séjour. Je vois au contraire un vrai travail de parlementaire, documenté, argumenté, et un comportement en conscience. Je comprends donc que le Maire de Meaux ait été choqué... il n'y a que la vérité qui blesse, dit-on.

Rappelons-lui ce qu'est la langue de bois: une forme d'expression qui, notamment en matière politique, vise à dissimuler une incompétence ou une réticence à aborder un sujet en proclamant des banalités abstraites, pompeuses, ou qui font plus appel aux sentiments qu'aux faits.

Promesse non tenue. Ça s'appelle aussi une rechute.


Aurélien
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mercredi 2 juillet 2008

Deux dérives inacceptables...

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... mais tolérées. Plus que tolérées même, ignorées, comme on ignore une habitude.

Que fait le Conseil Constitutionnel?

Que fait l'opposition?

Que fait la presse?

Que font les citoyens?



1 - Séparation des pouvoirs:

Selon cet article du Monde sur les difficultés rencontrées par la majorité pour accorder ses groupes parlementaires des deux assemblées, François Fillon a été mis devant ses responsabilités par Nicolas Sarkozy. Si la réforme ne passe pas, il sera retiré de Matignon.

Si je ne m'offusque pas de voir le Présidant agir ainsi avec son Premier Ministre, je m'interroge en revanche beaucoup plus sur un passage particulier de l'article:
L'entourage du premier ministre, qui pendant la discussion en première lecture, avait été pour le moins discret, est donc monté en première ligne. Tout au long du week-end, le directeur du cabinet, Jean-Paul Faugère, a multiplié les contacts.C'est encore lui qui coordonne les discussions à Matignon, regroupant les ministres concernés, Rachida Dati et Roger Karoutchi, les présidents des deux assemblées, Bernard Accoyer et Christian Poncelet, les deux présidents des groupes UMP, Jean-François Copé et Henri de Raincourt, et les deux rapporteurs, Jean-Luc Warsmann et Jean-Jacques Hyest. La directrice du cabinet de l'Elysée, Emmanuelle Mignon, est également présente.
Peut-on encore parler, quand des membres du gouvernement s'entendent par avance avec des parlementaires sur un vote, de séparation des pouvoirs exécutifs et législatifs?

Quel était le but de cette réunion: trouver le meilleur compromis dans l'intérêt général? Ne pas faire perdre la face au Président? Vue la quantité de sarkozistes, piéger François Fillon?


2 - Conflit d'intérêts:

Lors de la dernière émission d'On est pas couché, présentée par Laurent Ruquier, les chroniqueurs politiques Éric Zemmour et Éric Naulleau interrogent Jean-François Copé sur la suppression de la publicité sur France Télévision, précisant qu'au passage TF1 recevrait une manne financière estimée entre 200 et 300 millions d'euros.

C'est une chose de rappeler ce simple fait, c'en est une autre, dans un cas pareil, de passer sous silence la proximité entre Martin Bouygues, patron de TF1, et Nicolas Sarkozy. Le conflit d'intérêts est ici aussi énorme que flagrant, de l'ordre de l'impossible dans bon nombre d'autres démocraties occidentales. Au Québec, par exemple, en tant qu'ingénieur membre de l'Ordre des Ingénieurs de cette province, me laisser prendre, même sans aucune intention malhonnête, dans une telle situation de conflit d'intérêts me conduirait à coup sûr à une radiation et une interdiction de pratiquer le métier d'ingénieur pour plusieurs années, sinon à vie. Et je ne suis qu'un simple ingénieur...

La France - ça ne date pas du 6 mai 2007 - continue de fermer les yeux sur de telles situations, quand bien même elles surviennent au sommet de l'État. Pourquoi?


Aurélien
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jeudi 26 juin 2008

Sarko-réalité

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Lors de son discours présentant son analyse du rapport de la Commission Copé sur la réforme du service public audiovisuel et annonçant ses décisions sur la mise en oeuvre de la suppression de la publicité sur France Télévision, Nicolas Sarkozy aura prononcé deux phrases inacceptables à ce niveau de l'État.


1 - La preuve qu'il ne connaît pas ce qu'il réforme:

« Il n’y a aucune raison que le président de France Télévisions soit nommé différemment que celui de la S.N.C.F., d’E.D.F. ou de la R.A.T.P..»

Évidemment qu'il y a des raisons. Deux me viennent immédiatement à l'esprit:

Premièrement, à l'heure où la question de l'indépendance des médias est posée chaque jour avec plus de légitimité, c'est un signe contraire aux aspirations des citoyens que d'annoncer que le président de France Télévisions devra son poste au pouvoir en place, à l'exécutif comme à la majorité parlementaire. Cette dernière étant chargée de valider son budget d'année en année (quand produire une fiction peut prendre deux ou trois ans...), il est certain que le futur chef de la télévision publique n'aura plus aucun droit à l'"erreur".



Deuxièmement, les autres entreprises citées par le Président de la République ne subissent pas de plein fouet la concurrence du secteur privé comme c'est le cas de France Télévisions, d'autant plus depuis l'arrivée de la T.N.T.. Quand on connaît les liens existants d'une chaîne comme T.F.1. avec le pouvoir actuel, la dépendance vis à vis du pouvoir des chaînes publiques serait la mort annoncée de toute liberté de fond et de forme à la télévision. Déjà qu'aujourd'hui ce n'est pas brillant...

De cette indépendance et de cette liberté dépend notre droit à une information de qualité nous permettant de tenir notre rôle de citoyen de manière juste et responsable.


2 - La preuve qu'il nous prend pour des moutons:

"Si on attend septembre 2009, c'est encore un an où le téléspectateur aura entendu dire qu'il allait se passer des choses et que ça allait changer et où il ne se passera rien"

Des moutons impatients. Selon Nicolas Sarkozy le téléspectateur est incapable d'intégrer une information aussi basique qu'une simple date. Si on lui annonce une réforme pour le mois de septembre, il ne comprendra pas pourquoi rien n'aura changé dès le mois de janvier. Vous êtes impatients, souvenez-vous. Visiblement Bouygues et Bolloré aussi. À moins qu'il faille y voir la trouille de futurs couacs, comme un aveu d'incompétence en matière de communication, pour l'ensemble du gouvernement, avec ou sans Kaiser Saussez...

Je ne reviendrai pas sur l'absurdité du financement proposé ni sur l'absence totale de vision pour la radio, l'outre mer ou la francophonie. Tout ceci ressemble trop à de l'improvisation - puisque les solutions sont les mêmes qu'il y a 6 mois, à quoi a servi la Commission Copé? - et quand on improvise sur de telles réformes, qui ne relèvent d'aucune urgence, qu'en est-il des enjeux majeurs et des attentes pesant sur le quotidien des Français?


Aurélien
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