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vendredi 28 novembre 2008

La fuite tchèque

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Métro France, reprenant un article de l'hebdomadaire tchèque Reflex, rapporte une fuite de l'administration tchèque qui révèle un dialogue pour le moins informel entre Nicolas Sarkozy et Mirek Toplanek, premier ministre tchèque.


Loin des micros et des caméras l'omni-président se lâche... Les Arabes sont difficiles à gérer, Mirek plutôt qu'Angela - en tout cas quand c'est à Mirek qu'il s'adresse -, Silvio n'a pas de courage, et la meilleure nouvelle de toute: il sera toujours au pouvoir.


Extrait:

"Ecoutez-moi. Vous deviendrez le leader de l’Europe de l’Est. Vous aurez besoin de moi. Je serai toujours au pouvoir, je ne suis pas prêt de partir. Qui croyez-vous que je préfére ? Angela (Merkel) ou vous-même?"

Tandis que, ô surprise, l'Élysée dément la véracité de ce dialogue, tout comme l'ambassadeur tchèque à Paris, le ministre tchèque des affaires étrangères a présenté ses excuses pour cette "désolante erreur".

Étrange idée que de s'excuser pour quelque chose qui n'est jamais arrivé...

C'est sans doute aussi ça la realpolitik.


Aurélien
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vendredi 11 juillet 2008

Le comble de la realpolitik?

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L'administration Bush se retrouve sous le feu des critiques suite à la révélation par l'Associated Press, reprise par des parlementaires, dont Barack Obama que la polémique devrait servir positivement, sur non seulement l'existence de liens commerciaux entre les Etats-Unis et l'Iran, mais l'explosion de ceux-ci au cours des 8 années de mandats de G.W. Bush, alors même que le Président américain n'aura eu de cesse de placer l'Iran sur l'"Axe de Mal". De 8 millions de dollars en 2001, la valeur des exportations des U.S.A. vers l'Iran atteignait 146 millions de dollars en 2007, pour un total de 546 millions de dollars.


Extraits de l'article des Affaires:

"Parmi les produits exportés figurent notamment des cigarettes, du sperme de taureaux, du maïs, du soja ou encore des médicaments. Un commerce autorisé par des exemptions aux sanctions commerciales américaines visant l'Iran.
[...]
M. Burns [Sous-secrétaire d'État au commerce, ndla] a répondu que les sanctions américaines visaient le régime, mais pas le peuple iranien, et que les livraisons américaines ne représentaient qu'une infime partie des importations de Téhéran. Il a également insisté sur "l'engagement" de l'administration Bush "à utiliser tous les outils diplomatiques" avec l'Iran, l'usage de la force n'étant envisagé qu'"en dernier recours", a-t-il ajouté."

Pour l'anecdote, cette polémique a poussé John McCain à commettre une bourde en affirmant, plein d'humour, que l'envoi de cigarettes en Iran pouvait être un "moyen de tuer" les Iraniens.

Il y a cependant un élément des plus subversifs, pour l'opinion américaine, lorsqu'on observe le détail des ces exportations. Il s'agit d'armes et d'équipements militaires pour un montant total de 148 000 dollars, principalement des fusils. La somme peut paraître dérisoire mais symboliquement, alors que les rumeurs d'une guerre imminente entre les deux pays se font toujours plus persistantes, ce détail est plus que troublant. L'explication donnée par le Trésor Américain - une simple erreur de typo puisque l'équipement aurait en réalité été livré en Irak - laisse d'ailleurs perplexe. D'autant que selon les données de ce ministère, 4 523 demandent de licence d'exportation vers l'Iran lui auraient été adressées, au moins 2 821 auraient été accordées et seulement 178 refusées.

L'administration Bush a-t-elle atteint ici le comble de la realpolitik? On peut dire que non. À l'échelle du commerce américain, les chiffres sont dérisoires et la grande majorité des produits ne porte pas à polémique. Par comparaison le volume des échanges commerciaux U.S.A. - Canada est mille fois supérieur. Politiquement et stratégiquement, nous sommes loin de la formation de futurs terroristes par la C.I.A., ou de la vente d'armes chimiques au futur ennemi numéro 1.

Et puis imaginons un seul instant qu'il s'agisse d'accords de coopération militaire et nucléaire passés avec des dictatures. Toutes les démocraties du monde refuseraient que leur principal dirigeant atteigne un tel comble de realpolitik. Toutes? Non, un village d'irréductibles gaulois résiste encore...


Aurélien
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